Le storytelling, comme son nom l’indique, vise à raconter une histoire à vos donateurs afin de mieux les convaincre et les amener à soutenir votre cause. Il s’agit d’un principe très simple à appliquer que la plupart d’entre nous avons appris au primaire!

POURQUOI LE STORYTELLING?

Tout le monde aime les histoires. C’est un moyen simple et convaincant d’expliquer une situation ou un problème, surtout si on utilise les bons mots pour captiver notre interlocuteur. On veut que ce dernier se sente interpellé et touché par notre cause, qu’il s’imagine bien la situation que nous lui exposons. C’est aussi une approche peu envahissante et peu agressive, qui démontre simplement une situation au sein de laquelle votre cause ou vos donateurs ont fait la différence. Vous passez ainsi par un cadre ludique et attrayant pour susciter l’émotion et expliquer vos besoins à votre public cible.


Le modèle narratif

Un modèle simple et efficace à suivre pour raconter votre histoire.

Situation initiale

Situation initiale

Vous introduisez vos personnages et la situation dans laquelle ils se trouvent.

Exemple:

Marie est une mère monoparentale de 36 ans qui vit avec ses 2 enfants à Montréal. Marie n’est pas riche, mais elle arrive à tout payer et à offrir à ses enfants ce dont ils ont besoin.


Élément déclencheur

Le conflit ou la situation qui brise l’équilibre du départ et nuit à vos personnages.

Exemple:

Comme à tous les matins avant de se rendre au travail, Marie se rend à l’école pour y déposer ses enfants Léa, 6 ans et Étienne, 8 ans. En arrivant devant le commerce où elle travaille, elle remarque que ses collègues sont rassemblés devant la porte. Marie sent que quelque chose cloche. Elle se précipite pour rejoindre ses collègues et la nouvelle tombe : tous les employés sont mis à pied dès maintenant, l’entreprise ayant déclaré faillite.


Déroulement et péripéties

Vous expliquez à cette étape comment la personne vit avec les conséquences de l’élément déclencheur et les différentes actions qu’elle entreprend pour y réagir. Mettez-y de l’émotion!

Exemple:

Un mois a passé depuis la mise à pied de Marie. Elle a obtenu sa dernière paie d’environ 15 heures travaillées, point. Aucune compensation n’a été émise par son employeur, pour qui elle travaillait depuis 15 ans. Elle reçoit maintenant du chômage, mais ce dernier couvre à peine le paiement de son loyer et les factures courantes. Marie prend maintenant le bus, incapable de faire les paiements pour sa voiture, elle a dû s’en départir. Il n’y aura pas de vacances estivales cette année, le maigre budget de Marie lui permettant à peine de mettre de la nourriture sur la table. La rentrée scolaire approche à grand pas et la liste des fournitures nécessaires pour ses deux enfants est plus longue qu’elle le croyait. Marie se sent impuissante et découragée, partout où elle postule elle n’a pas la formation nécessaire. Ce n’est plus vivre, mais bien survivre.


Dénouement

L’action finale qui améliore la situation des personnages ou résout le problème.

Exemple:

À bout de souffle et suivant les conseils d’une amie, Marie décide de se rendre au Centre pour femmes La Colombe afin de parler de sa situation à une intervenante. Cette dernière comprend très bien ses difficultés et l’informe qu’elle peut avoir l’aide d’une bénévole pour rechercher un emploi, qu’elle peut obtenir gratuitement des denrées alimentaires, des fournitures scolaires et des vêtements pour ses enfants. L’organisme peut aussi offrir des activités à ses enfants sans qu’elle n’ait à débourser quoi ce soit pour l’inscription ou l’équipement.


Conclusion

La situation finale, l’équilibre est rétabli.

Exemple:

Après deux mois et avec l’aide de La Colombe, Marie a finalement trouvé un emploi qui lui offre des conditions encore plus avantageuses que son dernier emploi. Ses enfants sont retournés sur les bancs d’écoles avec toutes les fournitures nécessaires et ils assistent une fois par semaine aux cours de karaté offerts par le centre. La Colombe a véritablement sauvé Marie de son enfer.


Pour bien terminer : l’appel à l’action 

Le but de votre storytelling reste bien sûr d’obtenir le soutien de votre interlocuteur. Vous devez vous servir de cette histoire pour inciter la personne à faire un don, participer à votre activité de financement, s’impliquer en tant que bénévole, etc.

Dans cet exemple on aurait pu dire :

Notre organisme a besoin de votre soutien pour aider des centaines de femmes dans la situation de Marie. Faites un don dès maintenant.


exemples 


MOISSON MONTRÉAL

Voici une vidéo témoignage réalisée pour la campagne « La Faim des vacances » de Moisson Montréal en 2016. On y relate l’histoire d’un père qui a besoin du soutien de la banque alimentaire pour arriver à nourrir toute sa famille.


FONDATION DU CENTRE JEUNESSE DE MONTRÉAL

Le storytelling peut aussi être très pertinent pour vos messages de sollicitation, qu’ils soient envoyés par la poste ou par courriel. Voici un exemple d’une lettre partagée dans un publicourriel et dans les lettres sollicitation lors de la campagne des Fêtes « La bonne étoile » en 2017.


Utilisez-vous le storytelling pour donner de la vie à vos campagnes de sollicitation? Pour en savoir davantage ou pour obtenir de l’aide afin d’intégrer le storytelling à vos efforts de financement, communiquez avec nos experts!

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