L’épidémie de la COVID-19 nous affecte tous. Et avec l’instabilité qui bouleverse le train-train quotidien, nombreuses organisations philanthropiques ont dû se réajuster rapidement pour continuer à maintenir leurs services auprès de personnes vulnérables ou dans le besoin.

Nos experts en marketing philanthropique se sont entretenus avec Martin Goyette, directeur général de la Fondation Dr Clown, pour faire le point sur la manière dont son équipe et lui se sont réorganisés pour la poursuite de leur mission en temps de confinement. Un modèle qui vaut la peine d’être souligné!

 

Dites-nous Martin, comment avez-vous géré la crise au sein de la Fondation Dr Clown?

« L’une des premières choses que nous avons faites c’est d’abord d’aviser nos 55 artistes thérapeutiques, qui sont travailleurs autonomes, que la Fondation cessait ses activités pour un temps indéterminé pour leur sécurité et celle des autres, en plus d’informer nos 70 établissements partenaires de notre situation.

Par la suite, nous avons réfléchi à qu’est-ce qu’on pourrait offrir comme alternative. Notre équipe a donc développé le service de rendez-vous virtuel ainsi qu’un plan pour commencer à développer du contenu vidéo pour que nos artistes clowns puissent continuer à prendre rendez-vous avec des enfants et aînés virtuellement chacun chez soi, et ce, 5 jours semaine.»

 

Comment le fonctionnement se passe, même après un mois de confinement?

« Tout se passe très bien! La dynamique est différente, mais ce qui est étonnant c’est qu’on a découvert un service que nous allons probablement conserver pour la suite. C’est certain que c’est quelque chose qui est un peu limité, car nous avons toujours été convaincus que c’est la présence physique la plus importante.

Évidemment, nous avons tous hâte de retourner faire nos visites, et ce, de manière physique. Il arrive parfois que certains enfants quittent l’hôpital et retournent dans leur région éloignée. Plusieurs d’entre eux s’ennuient de leurs amis Dr Clown, donc tout ce que nous avons déployé sera une solution spécialement adaptée pour eux.»

Avez-vous rencontré certaines difficultés dans la préparation de ce réajustement?

« L’une des difficultés rencontrées est sans aucun doute le côté technologique. Bien entendu, ce n’est pas tout le monde qui est équipé de la même façon à la maison, autant du côté émetteur que récepteur. Donc, il y a tout le côté de la gestion technologique.

Du point de vue administratif, nous avons dû nous adapter aux nouvelles mesures et politiques émises tous les deux jours par les autorités gouvernementales et de la santé publique. Bref, l’équipe a suivi la cadence en regardant ça de près! »

 

 

ET VOS FACILITANTS?

« Chez Dr Clown, on utilise plusieurs outils, notamment la Suite interactive donna, qui nous permet d’avoir tout en main; au même endroit, nous avons accès à notre plateforme et toutes nos données qui sont conservées sur le Cloud de manière sécuritaire. Avec donna, ce qui est super, c’est qu’on peut faire des suivis en temps réel en ayant à portée de main toutes les solutions pour bien gérer nos campagnes. Cet outil nous a évidemment simplifier la vie et nous avons pu poursuivre notre mission et nos activités facilement.»

 

Du côté donateurs, sont-ils au rendez-vous?

« Oui, beaucoup! Nos grands donateurs nous ont aidés à faire la transition des dons dédiés aux programmes spécifiques suspendus pour le moment. Ils ont accepté qu’on utilise les fonds pour offrir les nouveaux services virtuels. Un geste important pour notre équipe.

Aussi, nous avons de très bonnes relations avec nos donateurs. Avec l’utilisation de donna pour nos campagnes de financement, elle nous permet de communiquer régulièrement et efficacement avec eux, à la manière du storytelling. On leur raconte l’impact que génèrent leurs dons. Nous sommes extrêmement contents d’avoir cette relation de proximité avec eux.»


 

COMMENT PRÉVOYEZ-VOUS L’APRÈS-CRISE CHEZ DR CLOWN?

« C’est difficile de répondre à cette question (rires). En fait, je pense que cette crise va durer longtemps, surtout pour nous. Toutefois, nous allons être présents dans les écoles qui, pour la plupart, prévoient leur ouverture incessamment. Pour les centres d’hébergement, évidemment qu’on ne pourra pas y retourner avant l’automne, idem pour les hôpitaux. Notre été s’annonce plutôt virtuel! »

 

Selon VOUS, la crise liée à la COVID-19 va venir changer quoi en philanthropie?

« Je dirais qu’avec cette crise, ça va être très difficile pour les philanthropes. Nous étions tous dans une très bonne période, une bonne lancée. J’ai l’impression que les meilleures organisations caritatives vont bien s’en sortir, celles qui communiquent bien et qui possèdent une bonne relation avec leurs donateurs dont l’impact est reconnu et respecté.

Pour celles qui n’ont pas été présentes, celles-ci auront possiblement plus de difficulté à s’en sortir, selon moi. Après, il y a évidemment la cause. Je pense que les gens seront plus sensibles aux causes des aînés, entre autres. Il y aura des causes plus difficiles à vendre. C’est la « tarte du don » qui inévitablement sera réduite, autant au niveau des entreprises que du grand public. »

 

 


Vous aimeriez faire comme Dr Clown et accentuer votre présence auprès de vos donateurs? Contactez nos experts en marketing philanthropique et voyez comment tout est possible lorsque les bonnes idées rencontrent une technologie performante!

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