En ce temps agité et confiné, l’équipe du studio a décidé de s’entretenir avec Bryan Champagne, chef à la direction des technologies des développeurs chez CIBLE. Nous voulions discuter de développement et d’outils technologiques, d’efficience du travail en télétravail et du mode de gestion préconisé en temps de crise. Un entretien humain qui fait vraiment du bien!

 

Dis-nous Bryan, quels sont les critères que ton équipe et toi regardez pour être en mesure de planifier le développement de notre plateforme web la Suite interactive donna?

«Les critères qu’on regarde sont simples. D’abord, nous regardons l’orientation du marché, c’est-à-dire quelles seront les nouvelles tendances prochainement en termes de technologie.

Ensuite, nous orientons ces tendances pour que les organisations avec lesquelles nous travaillons soient capables d’en faire plus avec moins, en délaissant des tâches qui peuvent être facilement automatisées ou gérées de façon autonome par un système informatique. En fait, lorsqu’on développe la Suite interactive donna, on met toujours l’organisation au centre de notre priorité pour lui faciliter la tâche au quotidien. C’est la grande force de notre outil.»


 

Et votre inspiration, où allez-vous la chercher pour être dans l’innovation?

«D’abord, notre inspiration se penche sur trois sources : la première est le feedback direct de notre clientèle actuelle à travers la collecte d’information régulière. L’autre, c’est en observant ce qui se fait de mieux, non seulement ici, mais dans le monde, plus particulièrement l’Europe. La dernière, c’est par notre propre créativité et nos propres idées.

Nous ne voulons pas reproduire ce que les autres font, mais bien créer l’innovation pour apporter des éléments que personne n’a encore vus. On s’assure que les idées de tout un chacun soient bien perçues et accueillies à l’intérieur de l’agence pour notre développement innovateur et révolutionnaire. Chez CIBLE, on valorise la part de chacun, de même que celle de nos clients pour l’amélioration continue de nos services.»

 

Comment l’équipe interactive a-t-elle mis en place des stratégies pour contrer les effets de la crise et réussir à mieux passer au travers?

«En fait, on avait déjà débuté le télétravail de manière sporadique et on avait mis en place tout ce qui fallait pour l’ensemble de nos employés afin qu’ils aient accès au télétravail en plus d’utiliser des outils Cloud. Des outils qui ne nécessitent pas nécessairement un accès direct au bureau pour pouvoir continuer l’ensemble de nos travaux. Nous avons mis ces éléments-là en n’oubliant jamais le critère le plus important de tout : la sécurité de l’information

 

Peux-tu nous dire quelles seront les tendances 2020 dans le road map de notre plateforme? Quelles sont les prochaines nouveautés?

«Présentement, il y a deux grandes tendances qui se démarquent dans le contexte actuel lié à la COVID-19: l’intégration de nos systèmes avec d’autres systèmes dédiés, tels que CRM, etc. Prochainement, on va voir apparaître de plus en plus l’échange de données partagées en différents systèmes plus nichés, et évidemment la conservation de la sécurité de l’information qui est transigée afin d’assurer qu’on ne délaisse pas la sécurité de données lors de ce type d’échange.

L’autre grande tendance est tout ce qui permet de pousser la sollicitation auprès de donateurs. Comment on guidera un participant d’une activité peer-to-peer à aller solliciter son réseau qui l’encouragera, par des dons ou en propageant son activité via les médias sociaux. On voit cette grande tendance à améliorer la propagation des collectes de fonds via le cercle social des intervenants, plutôt que par les responsables d’une organisation. On veut que cette propagation soit exponentielle. Finalement, c’est de simplifier et faciliter le partage pour avoir de meilleurs résultats, mais avec moins d’efforts.»

Selon ton expérience en TI, quels seront les défis technologiques en philanthropie pour les prochaines années?

«Bonne question! C’est sûr qu’avec la situation actuelle cela peut avoir changé… Le défi en philanthropie sera lié à la présence ou non des donateurs à la suite de la crise actuelle. Plusieurs ont vu réduire leur revenu durant la crise, donc le défi sera de conserver l’intérêt pour la philanthropie.

Le conseil que je donne : misez sur vos stratégies marketing philanthropiques. Comment émotivement allez-vous motiver et susciter l’intérêt des gens? Cela passe par des stratégies marketing et numériques, car évidemment, le porte à porte et les événements risquent probablement d'être mis de côté pour une période indéterminée. N’oublions pas que les donateurs, malgré ces temps difficiles, seront toujours interpellés par les causes qui les touchent. Après tout, la compassion est un trait omniprésent dans notre société, surtout dans les périodes difficiles.»

 

Et toi, dans le contexte actuel, qu’est-ce que tu fais pour mobiliser ton équipe pour qu’elle soit motivée et présente?

«C’est sûr que la communication, l’écoute et la présence sont la clé. Avec la situation qu’on vit actuellement, les outils que nous avons nous permettent de faire ce qu’on n’aurait pas pu faire 15 ans passés et nous oublions souvent cette chance que nous avons. L’idée est de conserver le lien, même si nous ne sommes pas présents physiquement. Ensuite, il y a l’adaptation et l’ouverture aux changements. Vous savez, ce n’est que le début des changements, autant au travail que sociologiquement. En confinement, c’est facile. Mais le bout compliqué approche. Il faut accepter qu’on va vivre de grands changements. La vague n’est pas derrière nous, mais en avant de nous! En réalité, ceux qui vont réussir, ce sont ceux qui vont apprendre à surfer sur la vague. Beaucoup d’éléments vont être permanents; le travail va changer, notre façon de consommer, nos habitudes de vie, nos relations, vraiment tout va changer!

C’est là que la technologie va être importante, surtout en entreprise. Celles qui utiliseront des solutions Cloud et numérique vont s’en sortir plus facilement. Le virage sera moins brusque, et dans la plupart des cas, celles qui ont utilisé ce genre de technologie ont pu continuer leurs opérations au lieu d’un arrêt temporaire et imprévu.»

Et finalement, peux-tu nous parler de ta méthode de gestion?

«C’est très simple! Ma méthode de gestion est adaptative. Il faut savoir s’adapter à chacune des situations, autant à l’interne qu’à l’externe. L’idée est de s’adapter à chaque employé : sa personnalité, ses besoins, ses intérêts, ses valeurs, etc.

On se retrouve avec plusieurs types de générations au sein d’une organisation, donc il faut garder une certaine flexibilité. Il faut offrir aux employés quelque chose en adéquation avec qui ils sont. La relation de confiance vient naturellement par la suite.

Quand quelqu’un propose quelque chose de différent, allons-y! Vous pourrez être surpris!»

 


Vous aimeriez discuter avec l’un de nos experts en marketing philanthropique concernant vos enjeux en termes de stratégies marketing ou relationnelles? Contactez-nous, il nous fera grand plaisir d’être là pour vous.

Communiquez avec nous

 


 

Retour aux nouvelles